Frédéric Vincent, Président-Directeur Général de Nexans Après son introduction en Bourse par Alcatel en 2001, Nexans s’est retrouvé très vite avec 100 % de capital flottant. Nous avons toujours voulu consolider notre actionnariat car la présence d’actionnaires stables favorise la prise de décision qui, dans un environnement industriel, trouve souvent ses effets à moyen et long terme, particulièrement dans notre secteur où les investissements ne peuvent être jugés sur un trimestre. Nous avons donc pu commencer à y remédier lors du rachat, fin 2008, des activités câbles du groupe Madeco qui, payé en partie en titres, devenait ainsi actionnaire à hauteur de 9 %. Nous avons ensuite vu dans la création du FSI une nouvelle occasion de renforcer notre actionnariat. Sollicité par Nexans, il a décidé d’acheter sur le marché 5 % du capital, après avoir fait le travail approfondi et de qualité d’investisseur. Nous avons affaire à une équipe formée de grands professionnels venant de différents horizons, avec une palette de compétences très large. La relation avec le FSI est excellente, notamment au travers des séances du Conseil d’administration où il dispose d’un représentant. Bruno Vanryb, Président-Directeur Général et cofondateur d’Avanquest Un investisseur remet souvent en cause son investissement chaque année. Cette vision à court terme bloque le développement des entreprises, surtout dans le secteur très mouvant des éditeurs de logiciels. Malgré ses atouts, la France ne compte pas de grands acteurs car, dès qu’un éditeur atteint 15 à 20 millions d’euros de chiffre d’affaires, il trouve rarement les moyens de financer sa croissance au-delà, et finit racheté par un concurrent étranger. Avanquest a déjà franchi ce cap avec des ventes de plus de 100 millions d’euros. Mais pour saisir de nouvelles opportunités et réaliser son ambition de se hisser vers le top 5 mondial, il a besoin d’être accompagné par un actionnaire stable. L’arrivée du FSI est un atout considérable, autant pour sa vision industrielle que pour son adaptabilité. Afin de limiter la dilution des autres actionnaires, dont les titres ont pâti de la crise boursière, l’entrée du FSI au capital se fait progressivement : les fonds sont mis à disposition de l’entreprise au fur et à mesure des besoins et en partie par le biais d’obligations convertibles. Ernest Totino, Président du Directoire de Carbone Lorraine Pour une société comme la nôtre, il est important d’avoir un actionnaire à l’écoute, qui accompagne le programme de croissance de l’entreprise et ne raisonne pas seulement en termes de retour rapide sur investissement. En effet, si les sociétés n’ont souvent d’autre choix que de s’endetter pour financer leur croissance, elles deviennent alors des cibles faciles et risquent le rachat à bon compte, voire le démantèlement. Dans ces conditions, les efforts et les sacrifices consentis pendant des années pour développer une entreprise s’avèrent vains. C’est en ce sens que l’arrivée du FSI dans notre capital est importante. Il est non seulement un soutien à notre politique de croissance, mais également un élément de stabilité, à côté des deux autres actionnaires que sont Axa Private Equity et Sofina. Il n’est d’ailleurs pas fréquent de voir un fonds annoncer d’emblée qu’il adaptera le temps de son investissement au temps de l’industrie. C’est donc un allié non négligeable pour le développement futur de Carbone Lorraine. 35