FSI-PME, un programme pour renforcer les fonds propres des PME ayant des projets de croissance Accompagner les PME porteuses de croissance mais en mal de fonds propres est une des missions essentielles du Fonds Stratégique d’Investissement. C’est pour cela que le FSI a repris les engagements de la Caisse des Dépôts vis-à-vis du programme France Investissement, géré par CDC Entreprises. La situation de beaucoup de PME s’aggravant du fait de la crise financière, le FSI a lancé en octobre le programme FSI-PME, doté d’un milliard d’euros, soit près de trois fois plus que ce qui était initialement envisagé. Ce programme simplifie et amplifie certains dispositifs déjà en place, tout en créant deux nouveaux outils plus adaptés et plus réactifs dans la situation de fin 2009. Un changement de dimension pour les outils en place – L’investissement direct en fonds propres reste l’un des moyens de prédilection pour le FSI, avec néanmoins un changement de taille important. L’enveloppe mise à disposition de FSI-PME pour les investissements directs est doublée, pour être porté à 300 millions d’euros sur 2009/2010. Le FSI accroît également la flexibilité de ce dispositif avec la possibilité, en cas d’urgence, de le coupler avec une émission d’obligations convertibles. – Le financement FSI-France Investissement à travers les 177 fonds nationaux et régionaux est lui aussi conforté, puisque l’enveloppe allouée par le FSI est portée de 200 à 300 millions d’euros pour 2010. Cet ensemble de fonds tient une place importante en France car elle est à l’origine, au total, de 36 % de l’amorçage et de 20 % du capital-risque et petit capital-développement en France. Les nouveaux financements seront orientés sur les fonds les plus efficaces et les plus actifs, sans oublier les fonds régionaux. Deux nouveaux instruments pour répondre aux défis de la crise – L’obligation convertible OC+ : certains actionnaires dirigeants n’ont pas les moyens d’apporter à leur entreprise les fonds nécessaires à son développement sans être prêts pour autant à ouvrir leur capital à court terme. Cette hésitation est d’autant plus forte actuellement que certaines sociétés ont souffert plus que de raison d’une chute de leur valorisation. C’est afin de lever les obstacles liés à l’ouverture du capital et à la valorisation des petites entreprises que le FSI a créé l’instrument OC+. Il est constitué d’une obligation convertible d’un maximum de 5 millions d’euros et d’un bon de souscription d’actions (BSA) qui permet à l’investisseur de participer à la création de valeur réalisée par l’entreprise. Le FSI-PME entend y consacrer 300 millions d’euros. Les premières OC+ ont été réalisées en décembre 2009 par les sociétés de gestion CDC Entreprises et Avenir Entreprises. – Le Fonds de consolidation et de développement des entreprises (FCDE) : ce fonds, créé en partenariat avec la Médiation du Crédit a pour objectif de venir renforcer rapidement les fonds propres d’entreprises ayant besoin d’améliorer leur haut de bilan et de bénéficier d’un refinancement bancaire. Ce fonds commun de placement à risques (FCPR), doté de 200 millions d’euros, est financé à hauteur de 95 millions d’euros par le FSI, le reste étant apporté par des banques et des compagnies d’assurance. Une présence régionale forte Des délégués régionaux du FSI sont mis en place au sein du réseau territorial de la Caisse des Dépôts. Ils seront, pour les entreprises qui ont besoin de renforcer leurs fonds propres, l’interlocuteur de référence pour les orienter vers le FSI directement, vers des fonds partenaires ou d’autres acteurs publics. 43