C’est ensuite le choix d’une seule modalité d’action, celle de l’investissement de moyen et long terme minoritaire en capital, inscrit dans les règles du marché. C’est aussi une dotation en capital importante, 20 milliards d’euros, destinée à lui procurer les moyens de son action sur le long terme sans recourir à une dotation annuelle. C’est enfin une gouvernance forte, transparente et responsable, organisée selon les meilleurs standards de la place. Notre Conseil d’administration comprend ainsi trois administrateurs indépendants aux côtés de quatre représentants de nos deux actionnaires, et comporte, outre un Comité des rémunérations et des nominations et un Comité d’audit, un Comité d’investissement qui examine tous les projets. Enfin, d’une part, la société civile est associée à la gouvernance du FSI à travers le Comité d’orientation stratégique, formé de représentants des différentes composantes socio-économiques du pays, et, d’autre part, le FSI, filiale de la Caisse des Dépôts, est soumis à la supervision de la Commission de surveillance de la Caisse des Dépôts qui comprend notamment plusieurs parlementaires. Quels sont vos principes d’investissement ? Le FSI investit en capital, comme minoritaire, pour favoriser des projets de croissance, en intelligence avec l’entreprise, ses actionnaires et ses dirigeants. Il n’a jamais vocation à prendre le contrôle et encore moins à assurer la direction d’une entreprise. Il privilégie la voie du co-investissement avec des acteurs privés ou publics, français ou étrangers. Intervenant en haut de bilan, il ne se substitue jamais aux créanciers de l’entreprise. Il gère ses participations dans la durée, en accompagnement de la stratégie qui a motivé son investissement. Il s’implique dans la gouvernance des entreprises dans lesquelles il investit. Le FSI dispose d’un grand atout, car il adapte le temps de l’investisseur au temps industriel et non l’inverse. Avant même de formaliser notre entrée au capital, nous convenons d’ailleurs de notre horizon d’investissement, afin qu’il soit en accord avec les projets de l’entreprise. Bien entendu, il est nécessaire que l’investissement soit rentable, ne serait-ce qu’au regard de la bonne utilisation de l’argent public, mais ce n’est pas le seul critère. Avec les fonds propres dont il a été doté, sa capacité d’investissement est de l’ordre de 2 milliards d’euros par an. Ce qui nous oriente principalement vers les capitalisations moyennes ou petites. 6 FSI, RAPPORT D’ACTIVITÉ 2009