17 Enseignement supérieur La première année mieux encadrée Grâce au plan « Réussite en licence », l’étudiant de première année est de plus en plus entouré et, du coup, a moins tendance à se décourager et à décrocher. Le dispositif s’intéresse plus particulièrement aux étudiants moyens. Une visite est organisée pour les étudiants de première année lors de la semaine de rentrée. Le plan « Réussite en licence » prend de plus en plus d’ampleur. L’université d’Orléans bénéficiait pour ce faire d’un budget de 566.000 ¤ en 2008, de 896.000 ¤ en 2009, et 1,5 millions en 2010. Ce plan comprend plusieurs dispositifs en faveur des étudiants de première année, afin de mieux les encadrer et de les empêcher de décrocher. Le projet personnel et professionnel ou PPP date de 2004. Un module d’enseignement pour inciter l’étudiant à se poser la question de son insertion professionnelle. Cette année verra des expérimentations sur la démarche insertion professionnelle en troisième année de licence, expérimentation qui a déjà commencé en L3 biologie. Les remises à niveau ont lieu avant, pendant ou juste après la rentrée, en fonction des notes de l’étudiant communiquées sur le site admission-postbac.fr ou en fonction de tests passés en cours. Environ 1.600 étudiants concernés. Le tutorat est proposé par des enseignants ou des étudiants de master pendant le premier semestre, voire le début du deuxième semestre. Ce tutorat peut concerner une discipline (les mathématiques par exemple) ou la méthodologie (atelier d’écriture en fac de lettres...) Réduction de la taille des groupes : les effectifs des cours magistraux se réduisent depuis 2004. Certaines disciplines ont même banni les cours magistraux en première année au profit de travaux dirigés ou de mixtes courstravaux pratiques. En sciences, par exemple, les cours magistraux ne dépassent pas les 70 étudiants, les TD se font à 35 et les TP à 16. Cette réduction de taille des groupes permet une plus grande proximité entre l’étudiant et le professeur, ainsi qu’un meilleur repérage des difficultés. Les deuxièmes années commencent également à être concernées. Réorientation : le SUIO, service universitaire d’information et d’orientation, propose des ateliers de réorientation, au mois de novembre, aux étudiants de première année qui se seraient mépris sur leur orientation. Il est parfois possible de trouver des places vacantes en BTS, IUT... 120 à 130 étudiants en profitent tous les ans. Contrôle continu : beaucoup de filières ont renoncé aux examens de premier semestre et ont opté pour le contrôle continu. Début novembre, l’étudiant dispose déjà de notes. Isabelle Rannou, vice-présidente adjointe du Conseil des études et de la vie universitaire, souligne qu’à « 8,5 ou 9 sur 20, ce n’est pas un échec. Si le lycéen était moyen au lycée, il est normal qu’il se retrouve en dessous de la moyenne à l’université. Il peut changer sa méthode de travail, se rapprocher de ses enseignants... S’il n’a validé que 18 ou 24 ECTS sur 30, nous ne considérons pas cela non plus comme un échec : l’étudiant peut se rattraper. » Isabelle Rannou ne dispose pas de statistiques sur les étudiants qui décrochent en première année, mais, dit-elle, « un plus grand nombre passent leurs examens. »